SCoT de la Grande Région de Grenoble : bilan et perspectives

Approuvé il y a six ans, le Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) de la Grande Région de Grenoble (GREG) a fait l’objet cette année, comme la législation l’impose, d’une démarche d’évaluation.

Document d’urbanisme fondamental, le SCoT impacte, dans un rapport de compatibilité, tous les documents planificateurs locaux (PLU, PLUi, PLH, PDU…). Le SCoT de la GREG est ainsi le document de référence pour 268 communes iséroises, rassemblées dans sept intercom-munalités et comptant près de 800 000 habitants. Il a notamment été mis en place afin d’engager des démarches d’aménagement plus vertueuses en termes de consommation foncière, de compacité de l’urbanisation, de prise en compte de l’environnement et des risques ainsi que de nombreux autres aspects de l’aménagement.

Le bilan de l’application du SCoT, à travers l’étude de données de terrain, été assuré par l’Agence d’urbanisme de la Région Grenobloise. Le comité syndical de l’Etablissement public du SCoT, rassemblant des élus de tout son périmètre, a par ailleurs sollicité deux chercheurs connaissant bien le contexte local, Alain Faure (politiste) et Martin Vanier (géographe), afin de mener une évaluation plus politique du document.

Pour cette évaluation, l’Etablissement public du SCoT à sollicité le CAUE qui a mis à sa disposition un de ses chargés de mission, Pierre Merle, urbaniste et politologue de formation.

La démarche d’enquête réalisée par le CAUE auprès d’une petite vingtaine d’élus et de techniciens a permis d’aborder la question de la perception et du bilan du SCoT au niveau local. Les multiples entretiens menés auprès des élus ont permis de nourrir, par une approche sensible de la question politique, cette démarche d’évaluation. La synthèse de ces entretiens a fait l’objet d’un rapport d’étonnement (« La carte et le cadre »)

Par ailleurs, le CAUE a également accompagné l’animation des quatre séminaires thématiques et du séminaire final, entre mai et décembre 2018, au côté des deux chercheurs impliqués.

Les entretiens avec les élus locaux comme les séminaires d’évaluation ont fait ressortir le besoin, pour le territoire de la Grande Région de Grenoble, de faire du SCoT un lieu de ressource plus étoffé. De nombreux acteurs rencontrés ont ainsi exprimé leurs difficultés pour mettre en place des orientations du SCoT qui sont pourtant souvent jugées comme nécessaires ou pertinentes. Si parfois la volonté de défendre les spécificités des territoires ruraux ou périurbains a été fortement mise en avant, ce fut un moyen de rappeler que la transition vers laquelle nombre de communes doivent aller ne va pas forcement d’elle-même. La pérennisation des activités agricoles, l’aménagement face aux risques, la construction de formes urbaines plus denses mais tout aussi désirables sont autant d’enjeux induits par le SCoT pour lesquels des réponses sont encore à trouver.

Dans ce contexte, le séminaire final du 13 décembre 2018 a donné lieu à l’adoption, par les élus du comité syndical du SCoT, d’une délibération dite « d’interpellation à l’adresse des territoires de la Grande Région de Grenoble et des territoires voisins ». Cette interpellation se veut comme un appel à poursuivre et approfondir le travail de synergie autour d’un document qui a été élaboré pour porter ses orientations jusqu’en 2030.

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