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Conférence du 25/02/04
Conférence du 03/03/04
Conférence du 10/03/04
Conférence du 17/03/04
L'exposition à Grenoble
 



- Portraits d'architectures
- Leader + Ecrins / étude méthodologique
- Petit guide du bien construire sur les balcons sud de Chartreuse
- St Etienne de Crossey / gymnase
- La conférence de l'ambarrassadeur
- Exposition
- Architecture du XXe siècle en Rhône-Alpes
- Musée de l'eau
- Notre Dame de Mésage : Un atelier d’étudiants bouleverse les préjugés…
- Découverte de l'habitat économe...
- La Terrasse : Habitat groupé passif ! Une piste d’avenir…
- Salon Européen du Bois 2009
- Pour bâtir autrement
- Expositions et plaquettes d'information
- Parcours à la construction en zone agricole

- La Rivière / aménagement de village
- Quand habitat rime avec climat
- Beaucroissant / lotissement
- St Martin de la Cluze / développement
- La Pierre / aménagement de village
- Miribel-Lanchâtre / lotissement
- La Terrasse / PLU
- Cordéac / HLL
- Allemont / étude d'aménagement
- Habitat groupé coopératif
- Perspective d’avenir…
- Concours Europan 10 : « un coup de jeunes » sur la Ville nouvelle
- La rivière : Pari tenu
- Ecoquartiers : repenser la cité (Assemblée générale 2008)
- Voeux 2010 : une belle année, une cité partagée
- La Rivière : Prix National arturbain.fr 2009
- Ecoquartier ? Quartier durable ? Cité durable ?
- Des écoquartiers aux villages durables
- Guide / Permis de construire : mode d'emploi

- Vorarlberg (Aut.) / architecture et développement durable
- Freiburg (All.) / voyage d'étude
- Corrençon / Mobilité douce
- DDAF / plateforme de connaissances
- Changeons d'Ere
- Sème ta zone !
- Sème ta zone 2 ! : Promenade statique au coucher des abeilles

- Doissin / projet paysager
- Longechenal / centre bourg
- Saint Marcellin / paysage communal
- Chanas / zone humide
- L'aigle de Cholonge
- Vif / jardins Picabans
- CC de la Matheysine / projet de développement
- CD Rom / les chemins du paysage
- DDE/CAUE : Formation de sensibilisation au paysage.
- Chanas : la nature au coeur
- En visite sur les espaces publics isérois : Saint André-en-Royans...

- Montagnes, territoires d'invention
- Patrimoine et projet
- Saint André en Royans / espace public
- Forum de l'arbre
- 16èmes Rencontres du Patrimoine en Isère

- St Martin d'Uriage / aménagement de la cour
- Expérimentation / Brié et Angonnes
- Le Pin / exposition sur le PLU
- Opération cabanes
- L'urbanisme à l'école / Le développement durable

 

 

la tension entre tradition et modernité est au coeur des projets du Vorarlberg. ici à Batschüns

  

La construction passive

Conférence du 10/03/04


Innovation technique et création architecturale.

Trois questions, soulevées par Serge Gros, directeur du CAUE de l’Isère, ont servi de fil rouge à cette rencontre : la philosophie du développement durable est-elle un préalable qui repositionne efficacement la production du cadre de vie ? Existe-t-il effectivement des avancées techniques singulières au Vorarlberg ou simplement une culture différente de la construction ? L'architecture traditionnelle constitue-t-elle pour les Autrichiens, comme pour les Français, un gisement d'inspiration ?
 
Markus BERCHTOLD
En tant que directeur du Vorarlberger Architektur Institut, Markus BERCHTOLD, qui est revenu sur les conditions de l’apparition d’un « mouvement et d’une scène architecturale » au Vorarlberg, a rappelé que le rapport à la tradition et à la culture du lieux ne doit pas être muséifié. Il ne s’agit pas de porter un regard nostalgique, sur des us et coutumes qui, de toute façon, n’existent plus. Les modes de vie, les mentalités, les besoins se sont transformés. Il faut donc inventer des réponses contemporaines aux questions de notre temps. Ce que résume la formule "transmettre la flamme plutôt que vénérer les cendres".
Cependant, l’architecture traditionnelle doit être une source d’inspiration pour l’architecture contemporaine.
Il ne faut pas rompre le fil du dialogue entre l’habitat et son environnement. Les formes doivent savoir muer et s’adapter aux modes de vie actuels. Car pour autant, les fondamentaux n’ont pas changés. Pourquoi ignorer et faire table rase des solutions et inventions que les générations précédentes ont su mettre à jour ?
Ces changements, ces mutations, ne se font pas naturellement. Par définition, toute forme nouvelle, toute invention, commence par surprendre car elle rompt avec les images existants. C’est également ce qui s’est produit au Vorarlberg, land conservateur. Ce qui apparaît aujourd’hui comme un mouvement, une scène, est parti de quelques individus qui ont su porter un regard distancié sur leur propre culture. L’itinéraire professionnel de ces architectes est également instructif : tous ont quitté leur pays ou le Vorarlberg à un moment de leur parcours.
 

Hugo Dworzak
Le parcours et les réalisations de Hugo DWORZAK illustrent précisément cette attitude entre distanciation et inspiration puisée dans la tradition. Parti travailler aux Etats-Unis après son diplôme, il est ensuite revenu exercer au Vorarlberg. Sa démarche repose plus l’expérimentation pragmatique que sur une technologie de pointe. Il considère l’architecte comme un inventeur et pour lui, les contraintes, en particulier budgétaires, sont autant de stimulants.
 
Maison Mangold à Bregenz, 1997
 

  • analyse des lieux, identification des éléments de qualité
  • rapport maquette / projet réel
  • recherches métaphoriques et poétiques : toit nuage
  • dépouillement
 

Philip LUTZ
Philip LUTZ exerce depuis 1998 et fait ainsi parti de cette troisième génération d'architectes qui porte aujourd'hui la réputation du Vorarlberg. Il s'est particulièrement illustré avec le projet d'un relais de piste totalement innovant par son utilisation intelligente du tronc de l'arbre dans son intégralité. Cette réalisation en station, réalisée avec le charpentier H. BRUNNER, leur a valu la récompense 2003 du prix décerné par le Holzbau Kunst.
 
Relais de piste "Schneggarei" à Lech am Arlberg, 2002
 
 
  • lauréat du prix Holzbaupreis 2003
  • particularité du site : très restrictif
  • reflexion sur l'ambiance générale, l'attente touristique, la force de la montagne 
 

Jacques ANGLADE
Ingénieur, architecte mais aussi charpentier, la formation de Jacques ANGLADE place, comme pour l’ensemble de nos invités et intervenants, sous le signe de l’ouverture et de la polyvalence.
Son intervention propose de confronter les trois angles d’approche suggérés par Serge GROS, aux six thèmes inspirés par les Leçons américaines d’Italo CALVINO : légèreté, rapidité, exactitude, visibilité, pluralisme et consistance. C’est à travers ce prisme qu’il commente chacun de ses projets.
 
Gymnase du Charlaix à Meylan, R2K architectes, 2003
 

  • rapport esthétique / technique (innovation)
  • technique adaptée aux usages (ici l'utilisation de bois ronds écorcés et sous-tendus permet d'obtenir une portée de 30 m à 9 m de haut)
  
Antoine FELIX-FAURE
Depuis une vingtaine d’année, A. FELIX-FAURE, P.MACARY et D. PAGE, à travers leur agence, proposent une architecture qui pourrait bien constituer les fondements d’une école Iséroise en devenir. Ces projets, de la maison individuelle à la commande publique sont toujours ancrés dans un site, un contexte, un environnement sans aucun préjugé : la forme découle de la meilleur adéquation entre programme, site, paysage, orientation et climat.

Maison Chroboczek à Laval, 1997
 
 
  • dialogue patrimoine  / contemporain (grange  / maison secondaire)
  • expression de la modernité
  • insertion dans le paysage, prise en compte de l'environnement
 

Jean-Philippe CHARON
Face à la question de l’innovation technique, Jean-Philippe CHARON rejoint l’approche de Hugo DWORZAK : plutôt qu’une culture de la technique, il lui semble important d’imaginer des " techniques culturelles ". Pour lui, le travail doit se faire dans une communauté d’envie et de passion et non dans une optique de performance technologique. Le temps, le climat et le rapport au site sont des axes récurrents dans les propositions qu’il élabore avec Thierry RAMPILLON, au sein de leur agence.
 
Groupe scolaire à Four, 1998
 
 
 
L’architecture doit savoir jouer le rôle d’un régulateur d’environnement, et gérer les changements, c’est-à-dire prendre en compte la " notion du temps ", celui " qui passe " ou celui " qu’il fait ".
 
 
Jean-Vincent BERLOTTIER
Pour Jean-Vincent BERLOTTIER, cette série de présentation est une remarquable démonstration de modernité : sa synthèse reprend ela question du rapport au temps comme fil conducteur.
L’enjeu de toute architecture est de répondre à des programmes en perpétuelle évolution. Face à cette évolution des programmes, les solutions techniques progressent elles aussi afin de répondre aux nouvelles demandes. Ce cercle, vicieux s’il ne s’accompagne pas d’une sédimentation des savoir-faire ou vertueux s’il s’accompagne d’une accumulation des connaissances, va en s’accélérant. Les exemples de nos voisins autrichiens, qui inventent plusieurs styles par génération, en est l’illustration. Mais cet élan de plus en plus rapide vers l’innovation n’empêche ni la conservation ni la réflexion. Ainsi, la part du vitrage dans la construction. Selon Jean-Vincent BERLOTTIER, l’espace accordé au vitrage est en train d’atteindre un équilibre. Alors que cette proportion n’a cessé de croître, il note aujourd’hui une stabilisation. Ce qui est le signe de la raison : si le verre a des qualités thermiques, c’est aussi une zone de déperdition qui pose des problèmes d’étanchéité.
Il s’agit là du deuxième point de son analyse : le rapport entre conception et construction. La conception nous a permis de passer de " l’architecture de la branche à l’architecture du tronc ". La branche, si elle ne permet de construction élaborée, ne pose pas de gros problème constructif. On peut facilement s’en accommoder pour construire une hutte. En revanche, le tronc, lui, oblige à concevoir avant de construire. C’est la seule solution pour prendre de l’avance dans la lutte irréversible contre le temps. C’est aussi la différence entre le labyrinthe thermique conçu et construit par Charon et Rampillon et celui, construit mais pas conçu, des termites. Dans ce rapport à l’usage d’un matériau, le relais de ski conçu par Philip LUTZ et construit avec Herbert BRUNNER représente un absolu : le tronc est utilisé dans son intégralité, en se servant au plus juste de ses qualités (la peau du tronc, la plus lisse et la plus déperlante, trouve sa place en habillage en façade, montée en clins).
Finalement, le bois apparaît à Jean-Vincent BERLOTTIER comme le matériau de négociation idéale entre les " anciens et les modernes ". Il peut jouer le rôle de passeur entre des générations séparées par le temps, à l’image de la jeunesse du directeur du Vorarlberger Architektur Institut, Markus BERCHTOLD. 

 

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