Paysage>Paysages ZOOM 1 : « Paysage sur écoute » et « la noix, l’homme et le paysage »

L’évènement Paysage>Paysages, évènement culturel porté par le Département de l’Isère, sur une proposition artistique de LABORATOIRE, permet de redécouvrir nos paysages quotidiens, d’interroger notre rapport à nos territoires de vies et aux lieux que nous traversons, de leur porter une attention particulière. Durant la saison d’hiver, nous avons mis le paysage sur écoute et nous avons questionné, avec le Grand Séchoir, un paysage habité et de culture intensive, celui du Sud Grésivaudan.

 

 

PAYSAGE SUR ÉCOUTE

Paysage-sur-ecoute

Pour les passagers, derrière les vitres du bus, défilent les images passives d’un trajet habituel. Mais dans les haut-parleurs, tout un monde de sons vient amplifier le réel ou raconter d’autres histoires, titiller les imaginations. La scène devient « parlante », prend un relief inattendu qui révèle les relations complexes entre la vue et l’ouïe, entre le réel et l’imaginaire.

Les trois parcours en bus de « paysage sur écoute » ont été accompagnés par le chercheur et compositeur Henry Torgue et les paysagistes du Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Isère.

Les participants se sont immergés dans les sons, les textes et les paysages, réels ou imaginaires. Ils ont pu restituer individuellement leur vécu à travers des cartes postales puis échanger sur leurs impressions.

Une table-ronde sur le thème « La place de nos paysages dans nos trajets quotidiens : plaisir ou lassitude ? » a réuni Bruno Tanant – paysagiste, Daniel Bougnoud – philosophe, Henry Torgue – chercheur compositeur, Jean-Jacques Heiries – spécialiste des mobilités au Conseil Départemental et Serge Gros – directeur du Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement de l’Isère.

Leurs approches ont permis de mettre en perspective la perception de nos paysages à travers nos modes de déplacements, notre culture mais également à travers les croyances et les fonctionnements qu’engendre la société dans laquelle nous évoluons.

Accéder aux cartes postales de Bourgoin-Jallieu

Accéder à la présentation de la Table ronde…

Lire l’article du Dauphiné Libéré : Une découverte du territoire à travers les sons

Lire l’article de Terre Dauphinoise : À l’écoute de la zone

LA NOIX, L’HOMME ET LE PAYSAGE

Le 16 mars 2018, une rencontre-débat animée par Marianne Boilève de Terre Dauphinoise au Grand Séchoir a réuni producteurs, chercheurs, institutions et paysagiste du CAUE.

Depuis la fin du XIXème siècle, le noyer gagne du terrain dans le secteur du Sud Grésivaudan (création de l’AOC en 1938). Ainsi le paysage évolue, vite, malgré son apparente immobilité quotidienne. L’organisation spatiale évolue, les parcelles se sont agrandies, les paysages s’uniformisent tout en proposant des saisonnalités marquées : non seulement les saisons sont différemment habitées par les agriculteurs, mais les noyers débourrent tardivement, offrent des ambiances de sous-bois ou de petits vergers, selon les modes de tailles.

Plus récemment, la demande en logement a fortement augmenté et les habitants ne sont plus dépendants économiquement de la noix, dans leur grande majorité, comme cela le fut il y a encore quelques décennies. Tout paysage est en mouvement, celui-ci tend vers la spécialisation économique, les attentes des citoyens évoluent également et, ainsi, le territoire doit concilier une demande de qualité de vie tout en soutenant son activité agricole.

Lire l’article de Terre Dauphinoise : L’arbre, l’homme et le paysage

Accéder au site Paysage>Paysages…

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