Le paysage, un patrimoine vivant à partager et à mettre en projet

1er séminaire du PLUi Métropolitain

La métropole grenobloise a engagé depuis plusieurs mois, l’élaboration de son PLU intercommunal. L’enjeu est historique, pour la première fois les 49 communes du grand territoire échangent à une échelle inédite pour construire une vision partagée.
Pour ce faire, elles s’appuient sur de nombreux partenaires au premier rang desquels l’AURG qui assure la maîtrise d’œuvre du projet. Le CAUE est quant à lui chargé d’apporter son savoir-faire en matière de paysage à toutes les échelles.
Le paysage trouve pour chacun des usagers du territoire sa propre définition et ses propres représentations. La définition commune qui en a été faite montre qu’il résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et souvent de leurs interrelations.
Au delà des valeurs et des symboles qu’il véhicule, le paysage constitue une composante essentielle de notre cadre de vie qu’il soit urbain, périurbain, rural ou naturel.
Plusieurs lois successives ont consacré sa reconnaissance et son importance, non seulement comme facteur d’identité et de représentativité mais également comme élément fondamental de notre qualité de vie.
Récemment, la loi ALUR a permis d’insérer des orientations générales en matière de paysage au sein du Projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD) et de décliner des orientations d’aménagement et de programmation en matière de protection, de valorisation et des gestion des entités paysagères.

Le paysage au cœur du projet de territoire du PLU métropolitain

Dans le cadre de l’élaboration du PLUi Métropolitain, les élus ont placé le paysage au cœur du projet de territoire de la Métropole et des projets des communes.
La délibération prescrivant l’élaboration du PLUi a précisé que l’identité et la diversité des paysages constituaient un des objectifs du futur PLUi, rappelant que « l’omniprésence de la montagne ne doit pas occulter la diversité et l’identité de ses paysages » .
Le PLUi devra donc identifier « les éléments importants de l’identité paysagère des territoires, et composera avec la pluralité géographique (coteaux en pied de massifs, plateaux agricoles, plaines alluviales, fonds de vallée, balcons de montagne) et protègera les éléments emblématiques du patrimoine bâti et végétal. ».

Un atelier dédié au paysage animé par le CAUE de l’Isère

Afin de garantir la prise en compte des enjeux paysagers lors de l’élaboration de son Projet d’Aménagement de Développement Durable (PADD), la Métropole a décidé d’organiser plusieurs journées de concertation et de travail thématiques associant l’ensemble des élus métropolitains. Samedi 5 mars, une centaine d’élus participaient à une première journée de travail et d’échanges, d’abord en assemblée plénière en présence d’un grand témoin puis au sein de différents ateliers, sur des sujets diversifiés issus des objectifs de la délibération prescrivant l’élaboration du PLUi.
L’atelier consacré au paysage, animé par Rachel Anthoine et Julie Alvarez, paysagistes ainsi que par Jean-Pierre Chambon urbaniste, a rassemblé une vingtaine d’élus répartis en deux sous-groupes.
La première partie de l’atelier débutait par un travail individuel des élus, consistant à partir d’un échantillon de 35 photos de paysages du territoire de la Metro (illustrant les problématiques et enjeux paysagers), à sélectionner 5 photos porteuses d’enjeux et à décrire succinctement ceux-ci.
Dans un second temps, les 5 photos sélectionnées par chacun des élus étaient collectées par un(e) élu(e) rapporteur et l’animateur de chaque sous-groupe, et un travail collectif de regroupement, de recoupement et de hiérarchisation des enjeux était effectué à partir des photos sélectionnées.
Enfin un travail de synthèse était effectué au niveau de l’ensemble de l’atelier sous la conduite des élus rapporteurs pour dégager un éventail de valeurs et d’enjeux partagés par les élus, susceptibles d’être repris dans les orientations du futur PADD.
L’originalité de la démarche, qui a visiblement été appréciée de l’ensemble des participants, résidait autant dans l’approche individuelle sensible des différents paysages que dans la révélation des enjeux résultant du débat entre les élus.

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