Le paysage peut-il contribuer à refonder les rapports entre ville et montagne ?

Les relations entre ville et montagne constituent sans aucun doute un fondement essentiel de l’identité du territoire métropolitain, pourtant ces évidences méritent sans doute d’être réinterrogées pour devenir réalité.

Un partenariat entre Grenoble-Alpes Métropole et l’Espace Belledonne, accompagné par le CAUE de l’Isère, s’est mis en place en 2015 pour réfléchir ensemble à la question des relations métropole/massif à travers le projet européen « Rurbance ».

Le travail de synthèse de l’ensemble des études sur Belledonne, réalisé par Clement Bonin, paysagiste stagiaire au CAUE en été 2015, a permis de dégager les grandes problématiques du territoire support de la matière pour la tenue de 2 ateliers au printemps 2016, à destination des élus de la métropole et de l’espace Belledonne.

L’intérêt de ces ateliers était d’initier un échange entre les élus, en mettant le paysage au cœur du sujet, afin de requestionner nos pratiques et les mettre en perspective des enjeux métropolitains pour les années à venir…

Le premier atelier qui s’est tenu le 17 mai avait comme aspiration de confronter le regard lointain avec la réalité du terrain par une approche plus fine des éléments qui composent le paysage.

L’atelier, calqué sur un parcours emblématique entre le territoire métropolitain (Domène) et un point d’accès à la haute montagne (Freydières, Revel), avait pour ambition d’identifier les éléments caractéristiques de Belledonne énoncés dans les différentes analyses et de s’interroger sur leurs lisibilités et mise en scène dans le paysage.

Les échanges ont porté sur la perception du massif depuis la vallée, la qualité de l’espace public, la qualité du parcours, les liens entre la vallée, les balcons et le bout de route…

Le deuxième atelier du 14 juin, s’est concentré sur la question de l’agriculture qui a une importance cruciale dans ce territoire sur le plan de la qualité paysagère, de l’économie, de l’attractivité et de sa valorisation…

L’enjeu était de mettre en lumière des initiatives locales innovantes, publiques ou privées :

- l’installation d’un magasin de producteurs dans un bâtiment communal à Herbeys,

- la maîtrise communale de 15ha de foncier agricole, au Pinet d’Uriage,

- la réalisation de la ferme intercommunale du Mûrier à Saint-Martin d’Hères,

- le projet de reconquête agricole mené la commune de Laval, avec le soutien et l’engagement fort de l’Espace Belledonne, l’ADABEL et la Communauté de Communes Le Grésivaudan, qui agit sur la réouverture du paysage.

Forts de ces rencontres stimulantes, les partenaires souhaitent poursuivre et intensifier les relations trop longtemps déconnectées des politiques d’aménagement pour construire ensemble des actions valorisant la qualité des territoires urbains et montagnards.

Le format des ateliers proposés s’organisent autour de thématiques dont la matière existe à travers la synthèse des études

Belledonne est une figure emblématique du paysage grenoblois. La qualité paysagère des balcons n’est pas à prouver. Comme dans tout territoire de montagne, les relations haut-bas sont fortes. Elles sont d’autant plus marquées en Belledonne par une succession de combes, perpendiculaires à l’organisation de la chaîne, qui jouent un rôle de trait d’union entre l’espace métropolitain et la haute montagne récréative, en traversant le territoire de vie des balcons de Belledonne.

Pour cela, des ateliers in-situ ont eu lieu au printemps sur le territoire de Belledonne.

L’intérêt de ces ateliers était d’initier un échange entre les élus de la Métropole et de Belledonne, afin de requestionner le mode et l’échelle de gouvernance.

Le territoire d’étude proposé concerne la partie sud de l’Espace Belledonne, sous influence directe de la métropole et du phénomène de métropolisation. Il s’étend à la fois sur des communes de la Communauté d’Agglomération Grenoble-Alpes Métropole comme de la

Communauté de Communes du Grésivaudan. Cette activité pilote s’inscrit dans le contexte particulier d’un territoire sous pression urbaine, menant actuellement une démarche de classement en Parc Naturel Régional (PNR).

L’enjeu énoncé par Grenoble-Alpes Métropole – porteur du projet – concerne la conciliation entre paysage, développement urbain et valorisation/préservation des espaces naturels.

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