« Imaginer nos paysages… de demain, en prenant de la hauteur »

Retour sur une rencontre entre citoyens, organisée au sommet de la Bastille de Grenoble lors de la dernière Biennale des villes en transition. Ils étaient nombreux à avoir réservé leur place dans les œufs du téléphérique ce dimanche matin pour participer à une lecture collective et un échange de points de vue autour du paysage.

L’invitation du CAUE consistait à prendre un peu d’altitude pour observer et imaginer les évolutions que connaîtra la métropole grenobloise dans les prochaines décennies. Perchés sur la terrasse panoramique du restaurant, récemment réaménagée par la ville de Grenoble, le groupe s’est rassemblé autour d’Emilie Zydownik, jeune paysagiste consultante du CAUE. Elle a introduit la rencontre par quelques rappels sur la formation géologique et les grandes périodes qui, depuis l’ère glacière, ont façonné notre géographie, sculptant l’essentiel de notre cadre de vie actuel…

Quelques documents graphiques, illustrant les grandes étapes de l’histoire urbaine, ont permis d’identifier la manière dont les générations passées ont composé avec la géographie contrainte de la métropole. Très vite, les participants ont questionné, donné leur avis, exprimé leurs ressentis sur le rapport à la montagne, au paysage, à la nature si proche, à la densité… Des cadres, distribués par le CAUE, ont permis d’isoler des « morceaux de ville » pour mieux identifier comment la ville-puzzle s’était constituée par des ensembles urbains très représentatifs de leur époque : ville historique, ville XIXe, ville de garnison, quartiers haussmaniens, grands boulevards post-guerre, explosion urbaine des Jeux Olympiques de 1968 et reconquête des friches militaires ou industrielles.

Etudiants, professionnels, novices, médecins, élus, architectes, paysagistes, artistes, curieux, ont formidablement contribué à alimenter la lecture par des points de vue personnels sur l’évolution de la ville, ses atouts, ses manques et l’intérêt de repenser dorénavant la métropole comme une nouvelle entité.

Cette lecture, vue d’en haut d’une des villes les plus denses de France, a permis de débattre sur la nécessité de ménager, plus qu’auparavant, des espaces de nature, de pleine terre, de composer avec la ressource de l’eau qui conditionne encore nos aménagements, pour en faire des atouts et construire la qualité de vie de demain.

Cet atelier a démontré, une fois encore, la capacité des habitants à contribuer à la construction des représentations de l’avenir des villes… pour peu qu’ils aient la parole…

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