Densité et formes urbaines en débat avec les habitants

Le mercredi 23 mars dernier, le CAUE a accueilli une vingtaine de membres du comité des habitants de la Metro, afin de partager une soirée consacrée aux différentes formes urbaines et à la densité.
Ce séminaire s’inscrivait dans un cycle de plusieurs rencontres thématiques comprenant :

- la politique de l’habitat de la Metro, le Programme Local de l’Habitat (PLH)

- le logement social

- le coût du foncier

L’objectif de ces rencontres vise à proposer aux citoyens impliqués dans le comité habitants, des temps d’information et d’échanges avec des professionnels afin d’enrichir leurs connaissances et leur permettre d’avoir une implication plus efficace dans la concertation à laquelle ils participent dans le cadre de l’élaboration du futur PLH de la Métropole Grenobloise.

PLH, densité et formes urbaines

La Métropole est compétente en matière de politique de l’habitat sur le territoire des 49 communes membres.

Elle élabore actuellement, en partenariat avec l’ensemble des acteurs locaux, un nouveau PLH qui constitue le principal outil de définition d’une politique de l’habitat sur le territoire intercommunal. Il définit les objectifs et principes de la collectivité pour répondre aux besoins en logement et indique les moyens pour y parvenir.

Ce document stratégique, concerne à la fois le parc public et privé, la gestion du parc existant et des constructions nouvelles avec une attention particulière portée sur le parcours résidentiel des habitants.

Rappelons que le PLH doit tout à la fois répondre aux besoins en logement, mais aussi favoriser la mixité sociale et le renouvellement urbain.

Il doit promouvoir la réalisation de logements diversifiés de qualité, adaptés aux besoins de tous les habitants, dans les grandes villes de l’agglomération comme dans les communes péri-urbaines et rurales de son territoire. Il est donc indispensable que les futurs logements soient suffisamment variés tant dans leurs formes que dans les densités pour répondre aux besoins de chacun et qu’ils puissent également s’insérer harmonieusement dans les différents tissus urbains dans lesquels ils seront réalisés.

La question des formes urbaines et de la densité est plus que jamais d’actualité.

A partir d’une présentation réalisée par les Pôles urbanisme et paysage du CAUE de l’Isère, les habitants présents ont pu réagir aux exemples concrets qui leur étaient proposés, illustrant différents types d’habitats (individuel, intermédiaire et collectif) et des densités différenciées qui leur ont permis de mieux appréhender les distinctions entre formes urbaines et densité.

La densité : un ensemble de réponses à des obligations contextuelles et législatives

Sous l’effet de l’artificialisation des sols et de l’étalement urbain, une superficie agricole équivalant à un département français disparaît tous les 10 ans. Afin d’économiser le foncier agricole, de préserver les espace naturels, il convient d’être plus sobre en terme de consommation d’espace. Les dernières lois traitant d’urbanisme et de développement durable ont encouragé cette sobriété et la densification des constructions.

La densité que nous ressentons est subjective et dépend de différents facteurs : la largeur des rues, les hauteurs de façades, la présence d’espaces verts, la qualité du traitement des espaces publics…

La densité objective n’est qu’un rapport entre la surface d’un parcelle sur laquelle est implantée une construction et la surface de plancher de cette construction.

La forme urbaine ne traduit pas la densité

Certaines formes urbaines pâtissent d’une réputation erronée due aux images et archétypes qui ont été véhiculées à leur propos. La tour ou la barre d’immeuble des années 60 ne signifie pas nécessairement forte densité. Souvent implantées sur des grandes parcelles, leur densité est faible comparée à l’habitat ancien des centres historiques (en particulier haussmanien).

Plusieurs types de formes urbaines (maison individuelles, habitat intermédiaire ou collectif) peuvent atteindre une densité identique. Tout dépend de leur emprise au sol, des caractéristiques du parcellaire et de leur composition.

A travers les nombreuses illustrations et cas concrets abordés, les participants ont pu appréhender les multiples combinaisons architecturales et urbaines qui s’offrent aux opérateurs pour adapter leurs programmes à une densification acceptable, adaptée au contexte singulier des sites en mutations.

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Pour en savoir plus sur le Programme Local de l’habitat de la Métropole