BIMBY : comment se développer sans s’étaler ?

Densifier les tissus pavillonnaires, c’est tout l’enjeu de la démarche BIMBY (acronyme de « Build in my backyard » ou plutôt « Construire dans mon jardin »). La démarche part d’un constat simple, il existe un foncier sous-utilisé dans cet individuel diffus qui constitue la majorité du développement urbain de ces dernières décennies. La recette séculaire est déjà connue et pratiquée au gré des parcours de vie et des trajectoires familiales : la division parcellaire.

 

L’objectif du BIMBY est d’envisager l’utilisation, à l’échelle communale, de ce foncier sous-exploité pour l’urbanisation future. Cela favorise la construction de la ville sur la ville et ainsi limiter l’étalement urbain et l’urbanisation de terres naturelles et agricoles. C’est dans ce cadre que la valorisation du foncier privé (cession d’une partie pour accueillir une nouvelle habitation) peut aller dans le sens de l’intérêt général (économie de réseaux…).

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 C’est l’ensemble de cette démarche qui a été présentée par David Miet (architecte-urbaniste), aux élus et techniciens isérois le mardi 4 février, dans les locaux du CAUE Isère. Densifier le diffus, une question qui mérite d’être posée. Elle nécessite une approche urbaine et architecturale fine de la part des concepteurs de manière à ce que la qualité de vie soit au rendez-vous, aussi bien pour l’habitant que pour le nouvel arrivant. En fin de compte le BIMBY est une réflexion portée par la collectivité, notamment lors de l’élaboration de son document d’urbanisme, mais elle se concrétise avant-tout par la réalisation des projets des habitants.